la punition de bayrou

Contrairement à 2002, le parti de Nicolas Sarkozy investira un candidat contre le centriste qui avait publiquement affirmé qu’il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle.

Œil pour œil, dent pour dent. Pour les législatives de juin, l’UMP a décidé de placer un candidat issu de ses rangs face à l’ancien candidat centriste à l’élection présidentielle, dans sa circonscription de Pyrénées-Atlantiques. En 2002, aucun candidat UMP n’avait affronté le président de l’UDF, alors déjà candidat malheureux à la présidentielle.
« Aucune décision » n’a encore été prise sur le nom de ce candidat, a expliqué le secrétaire national de l’UMP aux Elections, Alain Marleix, mais selon un député UMP, ce devrait être « une personnalité locale ».
François Bayrou et Nicolas Sarkozy, dont les partis coopèrent traditionnellement aux législatives, se sont vivement opposés lors de la présidentielle. Arrivé troisième au premier tour de la présidentielle (18,57%), le centriste avait clairement dit qu’il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy au second tour et avait refusé de donner une consigne de vote à ses électeurs. 
A l’UDF, on a précisé mercredi qu’ »il pourrait être envisagé » de présenter des candidats dans l’ensemble des 577 circonscriptions. Sur les 29 députés UDF, 22 ont soutenu Nicolas Sarkozy au second tour. En récompense, l’UMP a signifié à ces 22 ralliés qu’ils n’auront pas de candidat UMP investi dans leurs circonscriptions s’ils confirment bien « leur souhait d’appartenir à la majorité présidentielle et de soutenir son projet législatif ». En revanche, le parti de Nicolas Sarkozy investira des candidats contre les sortants UDF qui n’avaient pas soutenu le candidat de droite au second tour.

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