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valeur travail= -valeur humain du chomeur

10 mai, 2007
Refuser un emploi est-il refuser de travailler ?

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La valeur travail semble bien être la valeur pilier de la plupart des discours et interviews politiques actuels. C’est sur ce pilier que nos hommes et femmes politiques tentent de construire leurs ambitions pour notre pays :

• Nicolas Sarkozy, TF1 le 14 janvier 2007 : « … que le travail ça vaut quelque chose… parce qu’on travaille pas assez, parce qu’il faut donner davantage de travail… je veux remettre le travail au cœur de la société, je veux que les gens se disent mais ça vaut le coup de se donner du mal puisqu’on en a la récompense… »
• François Bayrou, France Info, 18 janvier 2007 : «Nous devons mettre fin au découragement et au désespoir de ceux qui ne peuvent plus regarder leurs voisins parce qu’ils ne trouvent pas d’emploi.»
• Olivier Besancenot : «L’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, les services publics, les mesures frappant la jeunesse sont des questions brûlantes pour lesquelles nous avançons des propositions.» (Programme site internet de la LCR)
• Marie-Georges Buffet : «D’abord, éradiquer le chômage.» Premier des quatre chantiers détaillés sur le site internet du Parti communiste.
• Ségolène Royal a également expliqué qu’elle avait «commencé (sa) vie en n’ayant rien, donc c’est le fruit de mon travail», précisant que son patrimoine à l’issue de «30 années de vie professionnelle» est de «355.000 €» (Libération 17 janvier 2007).

La valeur travail est mise en avant partout et devient un thème principal de campagne électorale. On l’associe à l’argent reçu en récompense, comme fruit de son labeur. Quand le fruit de son travail est l’argent que l’on récolte, toute richesse est sensée être justifiée par son travail. Ainsi, nous prenons des formules clichés telles que «plus je travaille, plus je suis riche», «travailler plus pour gagner plus», pour des vérités qui servent à justifier la valeur travail mais surtout la valeur argent.

Quand on y rajoute la valeur « liberté », la notion de travail se transforme en « choix » : si je le veux bien, je travaille plus et ainsi je gagne plus d’argent ; si je ne le veux pas, je ne travaille pas et je ne gagne pas d’argent.

Sauf que le travail tel qu’il est conçu depuis quelques décennies implique l’existence d’un contrat de subordination entre le salarié et l’employeur. Cette liberté évoquée est la liberté que donne l’employeur au salarié de travailler, voire de travailler plus – lire Le salarié au sifflet -, sachant que cette liberté a un coût pour l’employeur.

Une liberté qui est liée à un paramètre de gestion est-elle une vraie liberté ? La liberté qui s’octroie à une personne par une autre personne, selon son bon vouloir, ne peut être qu’une aliénation. La seule liberté possible est celle que l’on s’octroie soi-même et que l’on confronte avec la liberté d’autrui.

Si l’on associe la notion de travail à sa valeur, toute personne qui a un emploi devient un « valeureux travailleur »… et s’il n’en a pas, dans une société qui a un taux de chômage relativement important, il peut, à défaut, être un « valeureux chercheur »… à la condition qu’il soit un «véritable» chercheur, c’est-à-dire un chercheur qui cherche réellement du travail. Il se différencie du chercheur qui ne cherche pas vraiment du travail, qui n’est pas un individu valeureux (nombre de personnes indemnisées par l’Assedic ont été radiées – sanctionnées ? – de l’allocation chômage parce qu’elles n’avaient pas une recherche d’emploi «convaincue» ! ).

Le « demandeur d’emploi » est bien devenu un « chercheur d’emploi « . Une demande implique une réponse à fournir car elle s’adresse à quelqu’un, de même qu’une recherche n’engage que le chercheur… Un chercheur a-t-il un devoir de trouver ? Ou toute recherche se suffit-elle à elle-même ? Devons-nous appliquer à toute recherche d’emploi la formule « qui cherche trouve » ?

Les critères de recherche d’emploi réelle et convaincue existent. Une recherche d’emploi réelle est, par exemple, définie par un ou des contrats intérimaires sur une période déterminée. Autrement dit, une personne qui cherche réellement un travail… trouve du travail.
Alors que chercher un travail pourrait se suffire à lui-même, paradoxalement, c’est bien avoir un travail qui se suffit maintenant à lui-même car c’est bien le but ultime (peu importent les conditions selon lesquelles il est effectué) de cette recherche d’emploi. Nous connaissons la formule « tout plutôt que le chômage ».

Ainsi, celui qui cherche réellement un travail (qui est valeureux) et qui n’en trouve pas ne peut accepter ce fait qu’en le nommant malédiction, calamité, voire punition. Ainsi des milliers – des millions – de personnes se sont auto-jugées méprisables et inadaptées parce que subissant un grand malheur. Prêtes pour la condamnation et la mise à l’écart. Prêtes pour l’obéissance aux règles les plus absurdes de la société : prouver sa demande d’emploi, par exemple, alors que celle-ci n’est en fait qu’une offre de travail !

N’est-il pas nécessaire d’en finir avec cette réalité qui fait fuir la pensée ? Car penser « ceux qui travaillent sont valeureux et ceux qui ne travaillent pas ne sont pas valeureux » est le degré zéro de la pensée. Ou le degré suprême d’une idéologie qui se veut dominante.

Celui qui travaille (qui n’est pas au chômage) n’est pas plus « en faveur du travail » que celui qui ne travaille pas (qui est au chômage). Celui qui est au chômage n’est pas « contre » le travail, pas plus que celui qui n’est pas au chômage.

Au-delà des promesses électorales et des slogans de campagne présidentielle, questionner la valeur travail doit devenir une réalité réelle de notre collectivité, pour que des politiques éclairées puissent envisager des modes de fonctionnement progressistes.

Si la valeur travail est fondamentale, si le travail doit être «revalorisé», si l’être humain aujourd’hui respecte vraiment le travail, il doit alors refuser tout CDI ou tout autre contrat, sauf si celui-ci lui permet de gagner assez d’argent pour se loger, se nourrir, se chauffer, s’habiller et avoir une vie sociale. Gagner moins, en travaillant, que ce qu’il faut pour se loger c’est, de toute façon, vivre dans d’horribles souffrances.

Refuser un travail qui ne permet pas de vivre dignement, ce n’est pas être paresseux, amoral, associable, inadapté, exclus, non : refuser un travail aujourd’hui, si celui-ci ne vous permet pas de vivre en dessus du seuil de pauvreté, c’est être quelqu’un de digne et de respectable, au contraire.

La société déverse sur les épaules du chômeur tout le mal-être de son époque. La seule solution, pour que l’issue ne lui soit pas fatale, c’est que celui que l’on dit chômeur, donne une issue à ce mal-être. Qu’il soit créateur de sa vie, qu’il devienne artiste en fait.
Parce qu’il ressent dans tout son corps et son mental comme une calamité, parce qu’il a cette connaissance-là, tout chômeur aujourd’hui est déjà un artiste. A une seule condition : qu’il ne se sente pas coupable de ne pas avoir un travail… car il a aussi… un travail : celui de questionner la valeur travail.

Refuser un travail qui ne nous convient pas n’est pas refuser de travailler, c’est juste (re)trouver sa dignité. Quand le travail n’est plus que l’objet d’une quête qui exige l’abandon d’une partie de nos exigences (ce que nous estimons essentiel à notre bien-être) pour enfin « trouver le salut », ce n’est plus un travail que l’on est susceptible de trouver mais l’abdication de sa propre liberté. Quand la « liberté de travailler plus » n’est plus que la liberté de s’attacher à chercher, à toujours chercher plus, chercher mieux, au prix de notre autodépréciation, cette liberté-là n’est plus qu’une dépossession. Quand la seule espérance c’est de correspondre au bon profil, de quelle liberté parle-t-on ?

Refuser un travail qui ne nous convient pas, refuser un travail qui n’est pas essentiel à notre bien-être, ce n’est pas refuser de travailler, c’est aider la société à ne pas atteindre son point de non-retour, celui où l’individu s’autocontrôle inconsciemment et en permanence alors que le mot d’ordre des dirigeants est la LIBERTÉ.

Lamido

la liberte d’expression

10 mai, 2007

La liberté d’opinion et d’expression est généralement considérée comme une liberté fondamentale de l’homme.

Elle est citée à l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme comme suit:

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » 

De même, dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (article 11) :

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » 

Pour l’Europe (Convention européenne des droits de l’Homme, Conseil de l’Europe de 1950 (article 10) :

« 1 Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n’empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations. » 

« 2 L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire. » 

Jurisprudence (Cour Européenne des Droits de l’Homme, 21 janvier 1999, n°29183/95, Fressoz et Roire c. France) :

« La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels, il n’est pas de « société démocratique ». » 

Si la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 ne spécifie pas davantage de conditions particulières ni restrictions à cette liberté d’expression, cependant, un certain nombre de juridictions, sous l’égide des Nations unies et des pays y adhérant, -ce qui est le cas de la législation française-, limitent toutefois cette liberté aux propos incitant à la haine raciale, nationale ou religieuse et relevant de l’appel au meurtre qui sont des délits interdits par la loi.

Elle va de pair avec la liberté d’information et plus spécifiquement la liberté de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de journal de dire ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous réserve d’en répondre devant les tribunaux en cas de diffamation ou calomnie. La calomnie et la diffamation étant là aussi, les restrictions imposées à la notion de liberté d’expression pour toute parole publique, comme pour l’incitation à la haine et au meurtre.

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies précise que la liberté d’expression comprend «la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce sans considération de frontière» (article 4.).

quelle avenir pour La France?

10 mai, 2007

A l’occasion de l’annonce du départ de Tony Blair, Jean-Marc Four*, correspondant à Londres de Radio France de 2002 à 2006 répond à nos questions.

Qu’est-ce qui a fait avancer Tony Blair dix ans durant?
Il est profondément convaincu de ce qu’il dit. Et, plus il a avancé, plus il a cru en ce qu’il faisait. Il a un côté un peu messianique. Et puis il aime le pouvoir, donc il a tout fait pour y rester.

Que restera-t-il de la personnalité de Tony Blair?
Il est drôle et vif d’esprit. La presse britannique l’a surnommé «Bambi», à cause de ses yeux de faon. Son autre surnom est «teflon», car il résiste très bien aux coups. Les attaques glissent sur lui sans avoir prise. Il est convaincu de ce qu’il dit, sans être agressif, et il est très pragmatique.

Mais, lui et son entourage ont fini par croire qu’ils avaient raison par définition. Ils pensaient que la guerre en Irak était une bonne action, qu’ils ont cherché à justifier par tous les moyens, y compris en déformant la réalité. Ce n’était d’ailleurs pas du suivisme vis-à-vis des Etats-Unis. Il voulait vraiment y aller.

Vous définissez sa politique, le blairisme, comme inclassable. Pourquoi?
Tony Blair a opéré un recentrage du parti travailliste, en prenant des idées à droite et à gauche. Sa logique économique consiste à favoriser les grandes entreprises pour créer des emplois. Son traitement du chômage est néolibéral. Et sa politique sur la délinquance est à dominante répressive.

Mais d’un autre côté, il a investi massivement dans les services publics. Il a également mis en place un salaire minimum qui n’existait pas jusqu’alors en Grande-Bretagne. On peut aussi mettre à son actif la légalisation du mariage homosexuel, la dépénalisation du cannabis ou la création d’un congé paternité.

Qu’est-ce que l’on retiendra de ses dix ans au pouvoir?
La prospérité économique, la paix en Irlande du Nord et l’erreur de la guerre en Irak. Mais le gros point noir, ce sont les retraites. Le système de financement fonctionnait sur les entreprises et il a explosé. C’est une catastrophe.

Dans quel état laisse-t-il le parti à son successeur, sans doute l’actuel ministre des Finances Gordon Brown?
Le parti travailliste a un peu épuisé son programme. Il leur faut trouver de nouvelles idées en matière d’environnement par exemple, ou dans le développement de la recherche et des technologies. Ils n’ont pas non plus été au bout sur leur thème de départ, l’éducation. Leur positionnement idéologique est aussi un point important. Vont-ils faire pencher le balancier plus à gauche ou continuer sur leur lancée? D’un autre côté, le parti a été renouvelé avec l’arrivée de jeunes cadres. Mais cela ne déplairait pas à Tony Blair de rester dans l’histoire comme le grand Premier ministre travailliste.

Quelle relation Tony Blair entretient-il avec Gordon Brown?
C’est une rivalité shakespearienne. Ce sont deux amis, deux frères qui s’aiment et se détestent. Ils sont nés en politique ensemble et sont proches idéologiquement. Mais comme partout ailleurs, il y a des querelles de familles. Gordon Brown, l’intellectuel ténébreux, n’a pas supporté que Tony Blair, le petit frère charismatique, lui fasse de l’ombre.

*Auteur de «Tony Blair, l’iconoclaste. Un modèle à suivre?» , de Jean-Marc Four, éditions Lignes de repères, 174 p., 16 euros.

Propos recueillis par Tristan Delamotte

 20Minutes.fr, éditions du 09/05/2007 – 19h02

 

VANITE

10 mai, 2007

 » Si un homme a une grande idée de lui-même, on peut être sûr que c’est la seule grande idée qu’il ait jamais eue dans sa vie.  »
A. Esquiros

DES HISTOIRES SIMPLES

10 mai, 2007

La nageuse française Laure Manaudou annonce « qu’entre l’Italie et
la France
, je choisis l’amour de ma vie » et déclare « je ne rentrerai pas en France » dans des déclarations publiées mardi par
la Gazzetta dello Sport, le principal journal sportif de la péninsule. La faute à Luca Marin, le nageur transalpin à qui elle pense tout le temps. Depuis l’été dernier, Laure Manaudou a une partie de son coeur en Italie. Mais à 15 mois des J.O de Pekin, personne n’imaginait un pareil scénario dans lequel la star du sport français, porte flambeau du sport français et sportive préférée des Français, mettrait les voiles pour vivre totalement sa passion amoureuse. Enorme championne, Laure Manaudou n’en reste pas moins une gamine  folle amoureuse ne supportant plus de vivre loin  de son grand amour, elle vit à Canet-en-Roussillon, lui à Vérone, : « Je pleure tout le temps. C’est la première fois que ça m’arrive. Je suis dingue de Luca. On s’envoie 500
sms par jour ! On s’arrête seulement pour les entraînements et pour dormir. » Attentionné, galant, sachant la surprendre, Luca est, elle en est sûre, « l’homme de ma vie, peut-être le père de mes enfants ». Malgré les pressions de la fédération de natation, du ministre des sports et de son entourage, la nageuse, âgée de 20 ans, championne olympique, multiple championne d’Europe et du monde, et détentrice des records du monde du 200 m et du 400 m nage libre, a décidé de quitter 
de rejoindre son fiancé, qui  qui vit et s’entraîne à Vérone dans le nord de l’Italie.

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Ce coup de coeur va bien au delà d’une simple affaire de coeur qui mettrait en danger la carrière de la championne. Il provoque des tensions entre la fédétion italienne et son homologue français, pose une question administre sur l’acquisition éventuelle de la nationalité italienne par la championne et ne manque pas d’inquiéter tous ceux qui ont misé des fonds sur la marque Manoudou. Pensez qu’elle est l’égérie de  Louis Vuitton, Arena, GDF et de Printemps Pinault la Redoute, laisse imaginer les enjeux financiers énormes. C’est dire si l’affaire des amoureux de Vérone est bien embarrassante pour l’entourage des deux tourtereaux. Il ne reste plus qu’au nouveau locataire de l’Elysée d’envoyer le GIGN en Italie au nom de « l’identité nationale ».

   Le chanteur Johnny Hallyday, qui avait décidé de s'exiler en Suisse, reviendra 'certainement' en France en raison de l'élection à la présidence de Nicolas Sarkozy, qui a promis un 'bouclier fiscal' plafonnant les impôts directs à 5O% des revenus, a dit sa femme Laeticia à RTL.  Photo:Joël Saget/AFP

A part ça, après son court séjour en Suisse, où il voulait vivre pour lui et garder son argent, Johnny Hallyday  reviendra « certainement » en France en raison de l’élection à la présidence de Nicolas Sarkozy, qui a promis un « bouclier fiscal » plafonnant les impôts directs à 5O% des revenus. Le couple Hallyday était allé s’établir en Suisse parce qu’il en avait « marre », comme beaucoup de Français, de payer ce qu’on nous impose comme impôts », avait-il expliqué. Désormais, l’honneur de la patrie est sauf, car le rocker retrouve subitement l’amour de la France, abandonnant par la même occasion ses envies d’acquisition de passeports belge et monégasque. Comme quoi, il suffit d’avoir un président clientéliste au pouvoir pour retrouver le sens de « l’identité nationale ».

VOS REFLEXIONS

10 mai, 2007

Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s’il était appliqué, tuerait l’Internet « made in France ». En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d’application de la loi sur la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d’accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l’Etat, sur simple demande.

Au-delà du coût incroyable que cette conservation représenterait, cette mesure ne pourrait que déclencher une défiance immédiate des Français à l’égard de leur téléphone mobile ou fixe, comme à l’égard des acteurs français d’Internet, assassinant instantanément l’économie numérique française, pourtant décrite comme stratégique par nos chers candidats.

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Le décret en préparation exprime le fantasme « Big Brother » : tout savoir sur tout et tous, même l’impossible. Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d’accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc.), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d’un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d’un article, d’une photo, d’une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.

En substance, devraient être conservés les mots de passe, « pseudos », codes d’accès confidentiels et autres identifiants, numéros de carte bancaire, détails de paiement, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales, le numéro de l’ordinateur ou du téléphone utilisé, le moyen d’accès à un réseau, les date et heure d’appel, de connexion et de chacune de leurs consultations ou contributions sur un site Internet.

A tant vouloir être exhaustif, le texte imposerait d’identifier quiconque, en France, aura mis en ligne, modifié ou supprimé une virgule dans son blog, un « chat », ou sur le Web. Techniquement, on peut, certes, tenter de savoir qui s’est connecté à un site et constater sur Internet ce qu’il diffuse à un instant donné.

Mais en cherchant à conserver la trace de la publication d’un contenu qui aura, par la suite, été retiré, le texte impose de facto de mémoriser systématiquement tout ce qui est mis en ligne, modifié et supprimé sur « l’Internet français ». De l’avis unanime des spécialistes, c’est économiquement et techniquement impossible. Même les Etats-Unis de George W. Bush et leur « Patriot Act » post-11-Septembre n’ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation, qui soulèverait sans doute l’opinion publique américaine d’aujourd’hui, mais s’opère sans bruit en France.

Le coût, aussi bien pénal qu’économique, d’un tel dispositif serait colossal pour la France. En cas de résistance, ou juste de passivité, la sanction encourue est lourde : les fournisseurs d’accès à Internet ou les sites Internet français qui ne conserveraient pas toutes ces données seront passibles de 375 000 euros d’amende et leurs dirigeants, d’un an d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, sans compter la fermeture de l’entreprise, l’interdiction d’exercer une activité commerciale, etc.

Lors d’une réunion organisée en catimini le 8 mars 2007 par les ministères de l’intérieur et des finances – le ministère de la justice jouait, une nouvelle fois, les absents , certains professionnels ont fait valoir, notamment, que cette conservation leur coûterait très cher en stockage informatique et en moyens humains. De plusieurs dizaines de milliers à plusieurs millions d’euros par an de perte nette

ATTENTION

10 mai, 2007

Un appel piège

Selon une alerte diffusée sur le Net et qui circule à travers les quatre coins de la planète, des escrocs ont trouvé un système pour utiliser frauduleusement les portables des autres. Ils appellent quelqu’un sur son GSM, et se présentent comme étant l’opérateur auquel il est abonné. Ils demandent ensuite de composer un code qui est le 09 # en expliquant qu’il s’agit de vérifier le bon fonctionnement du portable ciblé. Autre piège : un correspondant laisse un message afin qu’on le rappelle au  numéro 06 07 74 52 41.  

 

Dans les deux cas, il ne faut pas suivre ces instructions pour ne pas voir ses factures augmenter sans commune mesure. Les escrocs à ‘lorigine de ce piège disposent de l’outillage pour lire les cartes SIM des personnes piégées et l’utiliser frauduleusement.  

 

Autre conseil : si ces lettres : « A C E », s’affichent sur votre portable, ne répondez pas et annulez l’appel de suite. C’est un virus qui détruit
la carte SIM

, et endommage le portable.

LE JE DE JEU

10 mai, 2007

 Pino Del Borello (texte libre)le je de jeu sans u egale rien
les je de jeux sans u egale x
si je fais x fois rien je ne joue plus parce que cela fait zero
qu’é d’jeu je me suis bien amusé
a la prochaine!!!

article du site tolerance .ca

10 mai, 2007
Oser nous rapprocher de l’autre que nous avions imaginé hostile et dangereux
article du site tolerance .ca dans Non classé vide
par Albert Davoine

Albert Davoine est professeur et conseiller en management. Il vit au Québec.

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En nous réveillant le matin, le monde nous apparaît parfois hostile. L’adrénaline fait son chemin dans nos veines et nous sommes aux aguets, prêts à affronter et à tuer pour notre survie. La seule alternative possible de l’animal sentant le danger est, instinctivement, d’attaquer ou de fuir. L’humain peut réfléchir et décider s’il affrontera le «danger» après une tasse de café. Redevenus nous-même, nous pouvons oser nous rapprocher de l’autre que nous avions imaginé hostile et dangereux. Comme le Petit Prince, nous apprivoisons pas à pas le Renard. La distance qui nous séparait de notre ennemi potentiel diminue, et le monstre appréhendé nous apparaît petit à petit sous les traits d’un autre être humain. Derrière la hauteur on peut discerner la peur. La grossièreté souvent fait entrevoir la fragilité. On peut aussi parfois lire la douleur dans le coin d’un sourire. 

En ce qui concerne la peur des contacts humains, j’ai connu un professeur qui, pendant trente-cinq ans, entrait chaque jour au collège en traversant la cafétéria, pour apaiser sa peur d’entrer en classe et d’affronter une trentaine de regards, certains admiratifs, d’autres distants, voire arrogants, certains encore curieux, d’autres déjà blasés, parfois douloureux et tristes, mais souvent éveillés et souriants. Sûr de lui, en apparence, il avait le trac tous les jours. 

Au lieu de nous figer au loin dans notre caverne, dans notre peur maladive des contacts humains, approchons-nous librement de la rivière infranchissable. Nous y découvrirons peut-être un pont ou, un peu plus en aval, un traversier. Si nous nous engageons à remonter le courant, nous trouverons bientôt un gué. En nous rapprochant encore de la source, la distance qui nous sépare de l’autre s’amenuise. Un petit pas de plus, et nous regagnerons alors le plaisir de la découverte et de la complicité. 

Ce chemin que nous décidons de prendre pour aller à la rencontre de l’autre, et qui nous fait parfois traverser un océan de préjugés, pourquoi ne pas s’y engager maintenant pour prendre rendez-vous avec nous-même, cette personne dont nous avons une si piètre estime. 

Aussi longtemps que nous garderons nos distances faussement sécurisantes vis-à-vis de nous-même, nous nous jugerons de loin comme nous jugeons les autres, sans les connaître. Éloignons-nous de la foule qui nous regarde et dont nous faisons partie. Rapprochons-nous lentement, dans le silence et dans la solitude, de cet être qui nous habite et que nous connaissons à peine. Enfin seuls avec nous-même, nous découvrons que nous ne sommes jamais seul, puisque nous restons en présence de notre conscience, de notre substance. Il y a là un humain, une vie, une âme, qui attend d’être découvert, compris, aimé, parce que, dans le fond, il recherche la vérité, la bonté et la beauté, des richesses inestimables qu’il aspire à partager avec les autres. C’est ce qui nous rend inestimables; c’est aussi ce qui nous défend de juger et qui nous commande d’agir.